Saturday, September 04, 2004

About last night: RNC Francophobia embarrasses Houghton

Seven French parliamentary representatives, members of the French-American Friendship Caucus were invited to attend the RNC where they were insulted (in quick succession) by both Zell Miller and Dick Cheney's speeches.

This made for an embarrassing breakfast next day for Amo Houghton who created the congressional organisation to provide some measure of damage control after the invasion of Iraq- much to the chagrin of the republican right. I doubt that witnessing the hate-fest helped further that goal.

Houghton asked the French group to try to keep the rhetoric of the speeches in perspective, (approximate translation with my very shaky grip on the French language-) "these speeches are the meat one throws the primitives, the people in the conference room are the party extremists"

Moderate Republican Amo Houghton is retiring this year aged 78, having seen the party swing way too far to the right for his comfort.

Le Figaro considers these and other insults.

Une délégation de l'UMP reçue à New York

Les embarras du lobby profrançais

New York : Guillemette Faure [03 septembre 2004]

Il y a des matins pas faciles. Hier matin, Amo Houghton, représentant républicain président du groupe de rapprochement franco-américain au Congrès, recevait une délégation de parlementaires français pour un petit déjeuner. Les sept députés de l'UMP étaient venus assister à la convention du Parti républicain.

Or, la veille au soir, Zell Miller, un des orateurs stars de la soirée républicaine, un démocrate qui venait de tourner sa veste en décidant d'endosser la candidature de George Bush, faisait copieusement huer John Kerry en déclarant que s'il était élu, le candidat démocrate «laisserait Paris décider quand l'Amérique a besoin de se défendre». [let Paris decide when America needs defending] Après lui, le vice-président Dick Cheney a répété l'attaque, mentionnant cette fois la France dans un style plus indirect : «Le sénateur Kerry dénonce l'action américaine quand d'autres pays la désapprouvent, comme si tout l'objet de notre politique étrangère était de plaire à quelques critiques obstinés.» [Senator Kerry denounces American action when other countries don't approve as if the whole object of our foreign policy were to please a few persistent critics]

Un «French Caucus» au Congrès ? Amo Houghton n'avait «jamais pensé que ce soit nécessaire» avant de recevoir la visite de Jean-David Levitte, l'ambassadeur de France à Washington, qui l'a convaincu de travailler à ce rabibochage pour calmer les effets du différend sur l'Irak. A 78 ans, à son neuvième et probablement dernier mandat de représentant au Congrès de l'Etat de New York, l'homme ne craint pas d'être sanctionné en s'affichant avec des Français (un adversaire politique l'a quand même accusé dans un journal local d'avoir «du mal à comprendre qui sont nos vrais alliés»). Il a rallié tout un groupe de représentants et de sénateurs, démocrates comme républicains.

Tous les membres du «French Caucus» ne sont pas des militants actifs du rapprochement. Ainsi, au début du mois, Gordon Smith, sénateur d'Oregon, était le dernier républicain à brocarder les attaches françaises présumées du candidat démocrate. «Ce n'est pas la faute de John Kerry s'il ressemble à un Français, mais c'est sa faute s'il veut mener des politiques qui nous feraient nous conduire comme des Français, déclarait-il à la presse. Il défend toutes sortes de socialismes sur un plan intérieur et l'apaisement à l'extérieur, ce qui se traduira par de la faiblesse à l'avenir.» ["It's not John Kerry's fault that he looks French but it is his fault that he wants to pursue policies that have us act like the French. He advocates all kinds of additional socialism at home, appeasement abroad, and what that means is weakness for the future."] Effectivement, il fait partie du groupe d'amitié, admet Amo Houghton, «mais Bob Ney aussi».

Celui-là, représentant d'Ohio, avait fait parler de lui en proposant de débaptiser les «French fries» (les frites françaises) de la cafétéria du Congrès pour les rebaptiser «freedom fries» (frites de la liberté).

Alors hier matin, face à ces invités français, Amo Houghton, un peu désolé, décode les propos de la veille et le fonctionnement de la convention. «Je vous demande de mettre ces mots en perspective, dit-il à propos «des monologues» de la Convention. Ces discours, c'est de la viande qu'on jette aux fauves, explique-t-il. Les gens qui sont dans la salle sont les plus extrêmes du parti.»-



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